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Accueil du site / Direction Services Partagés (DSP) / CSP-IT & CSP TERTIAIRE / Organismes / Archives DIT / C.H.S.C.T / Les délégués du CHSCT DIT-Clamart quittent la séance

Nous avions une séance de CHSCT ce jour à Clamart où entre-autre nous devions parler de problème de sécurité des personnes et de réglementation non respectée.

En effet, nous rencontrons sur le site de Clamart un laxisme à plusieurs niveaux :
- Actions actées lors des précédents CHSCT non réalisées par le DIT ou la DIRIM,
- Hygiène des sanitaires (toilettes ou douches) laissant à désirer,
- Encombrement des salles informatiques pouvant amener à des accidents,
- Réglementation sur le contrôle des extincteurs non respectée,
- Eléments d’évacuation en panne.

En conséquence, d’un commun accord avec les autres syndicats, nous avons émis hier une alerte (avec inscription au registre) vers le président du CHSCT. Ce matin, une déclaration commune a aussi été lue en début de séance.

Le président ne nous ayant pas convaincu sur les actions qu’il comptait apporter, une interruption de séance a eu lieu, suivi d’un refus de continuer la séance et ceci à l’unanimité des représentants syndicaux présents.

Nous avons donc demandé au président de nous apporter des réponses claires et un planning précis (avec engagement sur les dates) des actions de remise à niveau pour le 19 octobre, date reprogrammée du prochain CHSCT ; Avec bien entendu, remise à niveau des extincteurs pour cette même date.

Afin d’enfoncer le clou, nous avons décidé d’émettre un tract inter-syndical afin d’alerter les occupants DIT du site sur les événements en cours. Le tract diffusé à partir de ce soir est le suivant :

La réduction des coûts engagée par l’Entreprise n’est peut-être pas étrangère à cette dégradation des conditions de travail et plus grave, de sécurité des personnes. On peut se poser des questions.

Bonne lecture

Jean-François


CFDT CFTC CFE/CGC CGT FO
Les délégués du CHSCT DIT-Clamart quittent la séance.

- Dans notre mission de prévention et d’alerte, nous avons signalé au cours des derniers mois à la Direction un certain nombre de points sur lesquels il était urgent d’agir. Notre colère est grande aujourd’hui de voir qu’aucune action relevant de la DIT ou de l’exploitant du site n’a été entreprise à ce jour. Seules les actions relevant directement des salariés dans les bureaux (rangement, réaménagement des bureaux,...) ont été réalisées.

- Quelques exemples concernant les conditions de travail pour illustrer cette situation : Au bâtiment W et X, des problèmes d’isolation et de chauffage de certains bureaux ont été signalés en avril 2006. Nos collègues ont passé l’hiver dernier avec passe-montagne et gants dans ces locaux. Nous pouvons constater aujourd’hui qu’aucune action n’a été réalisée alors que l’été se termine et que dans quelques semaines les premiers froids vont arriver.

A l’une des entrées du bâtiment X nous avons signalé en avril 2006 la présence d’une flaque d’eau quasi permanente juste devant la porte qui se transforme en plaque de verglas l’hiver. Nous pouvons constater aujourd’hui que l’accès au bâtiment W présente le même défaut et sera de nouveau dangereux cet hiver. Toujours au bâtiment W et X, nous avons signalé en avril 2006 un état de dégradation et de manque d’hygiène inacceptable des toilettes et des douches. Nous pouvons constater aujourd’hui qu’aucune action n’a été réalisée pour rétablir un niveau d’utilisation satisfaisant pour ces sanitaires

Au bâtiment A1, nous avons signalé en juin 2006 que la cuisine dans laquelle déjeunent de nombreuses personnes tous les midis se trouve dans un état insalubre : Pas d’éclairage,

Nettoyage des sols, des placards (intérieur et extérieur), des électroménagers (four, micro ondes, réfrigérateur) inexistant, Pas de nettoyage quotidien ou périodique organisé par la DIT.

- Nous pouvons constater aujourd’hui qu’aucune action n’a été réalisée dans ce local et que la DIT n’a proposé aucun autre local décent et répondant aux normes d’hygiène pour que nos collègues (prestataires pour la plupart) puissent prendre leur repas dans des conditions satisfaisantes.

- La sécurité est aujourd’hui touchée par cette politique de moindre coût :

Les moyens ne sont plus suffisants pour conserver un niveau de sécurité satisfaisant dans les salles informatiques, les allées sont encombrées, certains éléments (bloc de sécurité, alarme) présentent des dysfonctionnements, certains extincteurs sont devenus inaccessibles, les allées de plus en plus étroites ne permettent plus de visualiser les sorties de secours en cas de sinistre, les délégués du CHSCT n’ont pas de certitude que le déverrouillage automatique des issues badgées fonctionnent correctement. Pour clôturer cette liste qui malheureusement n’est pas exhaustive, nous venons de découvrir que les extincteurs dans l’ensemble de nos locaux ne sont plus maintenus depuis 17 mois alors que la réglementation exige un contrôle technique annuel de ces appareils. Les délégués du CHSCT vous informent aujourd’hui de cette situation qui se dégrade de jour en jour. Nous avons rendez-vous avec le Président du CHSCT en octobre pour qu’il nous propose un planning des actions à entreprendre avec des dates. Nous n’accepterons plus de promesses non suivies de faits.

- Une politique sécurité en recul à la DIT Ce qui se passe sur le site de Clamart est à l’image même de la politique sécurité proposée par la Direction de la DIT : Alors que jusqu’à l’an dernier les recyclages d’équipier d’intervention étaient annuels, leur fréquence est passée maintenant à 2 ans. Rappelons que ce recyclage d’une heure environ permet d’organiser efficacement les évacuations des bâtiments lors de sinistres ainsi que le maniement des extincteurs lors de départ éventuel d’incendie.

Nous avons demandé en avril 2006 des panneaux d’affichage spécifiques pour l’information que le CHSCT doit faire auprès de l’ensemble des salariés travaillant dans nos locaux. Ces panneaux ne sont toujours pas mis en place. Nous signalons à la Direction d’autre part, qu’à travers cette mauvaise volonté, elle se met en situation de délit d’entrave concernant le fonctionnement du CHSCT. Voilà les raisons qui, aujourd’hui, nous ont poussés, à l’unanimité des délégués présents, à prendre la décision de quitter la séance pour marquer notre colère et montrer que nous n’avons pas les mêmes notions de sécurité et de conditions de travail que nos dirigeants d’entreprise.

Vos délégués du personnel au CHSCT DIT-Clamart :


- Francis AUPOMEROL, délégation CFTC (47 39 75)
- Raymond DROUILLY, délégation CGT (47 43 78)
- Yves FAUVET, délégation CGT (47 37 49)
- Christian ORDUREAU, délégation CFE/CGC (47 41 71)
- Jean-François RIBES, délégation FO (47 44 92)
- Alain GRASLAND, délégation CFDT, (47 58 93)