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quelques articles instructifs sur le quartier "Picasso" et Nanterre elevés au hasard du web ! çà donne fichtrement envie d’aller là-bas.

Des policiers tabassés :

C’EST LE DERNIER plan d’action sorti des cartons du ministère de l’Intérieur. Hier, Nicolas Sarkozy a punaisé au mur la toute nouvelle carte de la violence urbaine en France : vingt-quatre secteurs sensibles où les préfets devront concentrer leur force de frappe. Dans les Hauts-de-Seine, c’est le quartier Sanzillon, à Clichy, qui a tout de suite retenu l’attention de la Place Beauvau.

Le préfet, Michel Delpuech, a réussi à raccrocher le quartier Pablo-Picasso de Nanterre. Ces deux îlots ont été choisis pour expérimenter une thérapie de choc. Une cartographie - déjà contestée - qui épouse étroitement... l’itinéraire des précédents déplacements du ministre. Le choix de Clichy surprend d’ailleurs les professionnels de la sécurité. Mais Nicolas Sarkozy y avait effectué une visite houleuse en octobre dernier...

« Un plan d’action coordonné » contre les violences urbaines « C’est vrai que Sanzillon n’est pas facile mais, pour nous, il ne rentre pas dans les plus prioritaires, estime Dominique Planchon, secrétaire départemental adjoint du Syndicat général de la police (SGP). C’est surtout le quartier où le ministre s’est fait bousculer. Des villes comme Gennevilliers, Asnières ou Villeneuve-la-Garenne ont aussi des quartiers très sensibles. En revanche, nous applaudissons le choix de Pablo-Picasso à Nanterre, qui a toujours été difficile et où la situation s’envenime. »

Sanzillon et Pablo-Picasso recevront d’abord une bonne dose de répression. Le préfet devra passer « au peigne fin » ses effectifs de police et de gendarmerie, faire une évaluation de ses besoins et demander à toutes les forces en présence d’établir un « plan d’action coordonné » contre les violences urbaines. Mais les maires sont aussi appelés à donner un coup de main, notamment en effectuant eux-mêmes des « rappels à la loi et aux règles de vie en société ».

Gilles Catoire, le maire PS de Clichy, s’estime satisfait « si ça apporte des moyens supplémentaires ». « Nous attendons toujours la création de la deuxième BAC de nuit promise par Nicolas Sarkozy et j’espère surtout que la justice suivra. J’invite le procureur à venir visiter le quartier Sanzillon », déclare l’élu.

« En revanche je ne suis pas favorable à l’implication du maire dans le règlement de différends personnels. Je ne me vois pas dans le rôle de Saint-Louis rendant la justice sous son chêne ! » prévient-il. A Nanterre, la cité Pablo-Picasso est le théâtre depuis le mois de novembre d’une longue série de violences, dont les plus spectaculaires ont été l’incendie du poste de police et le jet à plusieurs reprises de cocktails Molotov sur des voitures de police. Excédés, les habitants du quartier avaient aussi dénoncé au préfet des actes de vandalisme, des rassemblements dans les halls d’immeuble, des menaces et des insultes subies au quotidien.

« Ce n’est pas un hasard si le préfet a pointé du doigt ce quartier, qui est l’un des plus difficiles de la ville, estime André Cassou, maire adjoint délégué à la sécurité. Une bataille ouverte, qui dépasse le stade des incivilités, s’est engagée entre la police et les dealers. » Côté prévention, on voit resurgir « les centres de loisirs jeunes » animés par des policiers. Les commissariats devront aussi accueillir des « élèves volontaires » en stage d’observation ».

Olivier Bossut et Frédéric Mouchon Le Parisien , mardi 27 janvier 2004

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La banlieue c’est la ville d’aujourd’hui et de demain QUARTIER du Parc, cité Pablo-Picasso, à Nanterre. Dans les Hauts-de-Seine. Là où, il y trois semaines à peine, un « grand frère » se faisait écraser par un camion, provoquant plusieurs nuits d’affrontements entre jeunes et policiers. Tout semble calme aujourd’hui. Le soleil matinal dessine des taches sombres entre les bouquets d’arbres. Au pied des tours Haillot, une quarantaine d’étages troués de larmes vitrées et décorés de nuages, quelques silhouettes menues emmènent à petit pas leur Caddie vers le centre commercial tout proche.

« Si vous voulez voir des jeunes, venez l’après-midi. A cette heure, ils dorment encore », lance Sandrine, vingt-deux ans, étudiante en psycho à la fac de Nanterre. La cité, elle y habite « depuis toujours ». Elle l’aime, parce qu’elle y « connaît tout le monde. On sort souvent à Paris, tous ensemble ». Mais ajoute : « C’est vrai que, pour chercher du boulot, il vaut mieux ne pas dire qu’on vient d’ici. Plus tard, je m’installerai ailleurs. »

Un paradis, la banlieue ? Le simple miroir grossissant et déformé de nos angoisses ? La réalité n’est pas simple. Au pied des briques rouges de l’église Saint-Joseph (de 150 à 220 fidèles, selon les messes), de l’autre côté de l’avenue Pablo-Picasso, soeur Michèle Dehove ne dit pas autre chose. Ancienne salariée à la Défense, elle essaie depuis sept ans « d’accueillir le « tout venant » et d’entretenir le dynamisme de cette paroisse sans prêtre ». Autant dire qu’elle a souvent affaire, pour remplir sa mission, « avec le Secours catholique et le Secours populaire ». Et pourtant, elle l’aime ce quartier : « Il a ses difficultés, mais aussi plein de chaleur humaine, de vitalité, de richesses, du fait même de la diversité de ceux qui y vivent. »

Sur la petite place du marché, trois retraités, expropriés de la Défense il y a plus de vingt ans, ne l’entendent pas de cette oreille. « On ne dort plus, il y a trop de bruit le soir. On aimerait que les cages d’escalier restent propres. Mais si on râle, les insultes pleuvent. On voudrait partir. Mais les appartements sont beaux et pas chers. Avec nos petites retraites, ce n’est pas possible. » « Jamais je n’irai m’installer dans ma petite maison de campagne », affirme pourtant Paulette, soixante-dix-neuf ans, une des « pionnières » du quartier. « Si j’hésite à sortir le soir, c’est parce que je vieillis. La drogue, la délinquance, je ne la vois pas. »

Difficile, face à ces contrastes, d’élaborer des solutions satisfaisantes pour chacun. Dans les immeubles du quartier sud, où se concentrent 50% des habitants du Parc, soit 10.000 personnes, la vie associative est dense. Patricia et Catherine, deux jeunes assistantes scolaires, ont mis en place, à la demande d’un groupe de femmes maghrébines, un groupe d’alphabétisation qui fonctionne depuis cinq ans. Un réseau d’échange de savoirs, également, qui attire même des non-Nanterriens. Les écoles et les commerces sont nombreux. Il y a aussi le parc, tout proche, à la fois poumon du quartier et promenade du week-end. Chaque été, la fête du quartier y rassemble des milliers d’habitants. Mais rien à faire : un malaise rôde. Celui qui fait dire à ce parent d’élève : « Le quartier nous échappe. »

« On n’est pas des anges, reconnaît Majid, un grand frère. Mais ce qui se passe ici se passe aussi à Paris. On n’a pas besoin des flics pour gérer ça. » Dans ce quartier « sensible », une brigade de 23 policiers, chargée de l’îlotage, patrouille jusqu’à minuit sur l’avenue Picasso. Trop présente, au goût des jeunes qui, en l’absence de local, investissent le trottoir pour y tenir forum. « La mairie nous avait ouvert une salle, dit Sandrine. Mais c’était juste un endroit pour s’asseoir. Les jeunes en ont eu marre. Ils ont tout cassé. » « Les flics ? On ne les voit jamais », affirme au contraire Hélène, militante du PCF. « Le poste qu’ils ont inauguré sur la place du marché est toujours fermé. A quoi ça rime » ?

« Attention, rétorque le commissaire Guérin. Une trop forte présence policière peut susciter un sentiment d’insécurité. » Pour lui, le quartier n’est pas « pourri » par la drogue. Il n’y a pas non plus de « délinquance en bande organisée ». Mais il avoue son impuissance face aux nuisances qui s’accumulent : « Le bruit, les chapardages, les saletés, ajoutés à une très forte densité, cela crée de la tension », admet-il.

« Les flics, ce n’est pas tellement notre problème, reconnaît Mohamed, vigile du centre commercial tout proche. Ce qu’il faudrait, avant tout, c’est du boulot. » Dans cette cité où 31% des moins de vingt-cinq ans n’ont pas d’emploi, mal-vie et crise économique sont, ici encore, indissociables. Assis sur un muret, Imad, Khaled et Kamel grillent un cigarette. A dix-sept ans, Imad est « à la rue » et pointe déjà à l’ANPE. Khaled, lui, continue d’aller au collège,

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Pour le moment, nous n’avons pas encore osé mettre des contractuelles et des horodateurs sur l’avenue Pablo Picasso sachant que nous essayons pour le moment d’y garder les réverbères en bon état de fonctionner. Il y a donc derrière un problème de sécurité publique et de fonctionnement sur lequel je dois rencontrer le directeur du Cabinet du Préfet à la fin de cette semaine pour savoir dans quelle mesure, en relation avec la Police, nous pouvons progressivement arriver à reconquérir un minimum de régulation de l’espace public. Cela signifie en clair que nous pouvons avoir à la fois l’appui de la Police, de la fourrière et une capacité à tenir dans la durée de façon à le faire entendre correctement

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Par exemple, la cité Pablo Picasso de Nanterre, connue pour être, comme d’autres du département, la plaque tournante du trafic de drogue, notamment de cannabis, en Ile-de-France, "a connu vraiment peu de choses" en terme de troubles, selon M. Delpuech

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NOUS ESPERONS QUE LA DIRECTION SAURA ASSURER LA SECURITE DES EXTERIEURS ET DES AGENTS !

Forum

  • > La sécurité à Nanterre

    24 juillet 2006

    J’ai bien eu un mail de la DRH qui confirme que le parc si pratique pour se rendre au travail est très dangereux.... la mesure de sécurité proposée par cette même direction RH est... de contourner le parc (seulement 20 minutes à pied, excellent pour le coeur). C’est une blague ??????? On croit rêver.....