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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / En octobre, la consommation des Français s’est tassée

L’indice des prix à la consommation chute, faisant planer le risque d’une déflation dans la zone euro. Du coup les indicateurs de consommation, l’un des derniers moteurs de la croissance, sont scrutés.

Le mois d’octobre 2014 n’aura pas seulement été marqué par la hausse du chômage. Après une recul de 0,5 % en septembre, la consommation en biens des ménages marque encore le pas en octobre, reculant de 0,9 % par rapport au mois précédent et de 0,2 % sur une année.

Seule la consommation de biens fabriqués (produits manufacturés) et de biens durables (informatique, électronique, horlogerie, appareils médicaux) augmente par rapport à 2013, respectivement de 0,9 et 3,1 %. Le secteur automobile cesse sa chute, augmentant de 0,2 % par rapport à septembre et de 0,5 % sur l’année mais pour des volumes toujours faibles.

Le secteur de l’énergie au plus bas depuis 1997

Les prix des produits alimentaires stagnent mais ce statu quo masque d’importantes disparités : les prix des fruits et des légumes frais ont augmenté quand, hors produits frais, le reste des prix a chuté. Les produits textiles (-2,6 %) et le secteur de l’énergie (-2,8 %) connaissent, sur un an, un important recul. L’Insee indique que les dépenses d’énergie ont atteint leur plus bas niveau depuis novembre 1997 et attribue cette baisse à de « faibles dépenses de chauffage, les températures ayant été nettement supérieures en octobre aux normales saisonnières ».

En 2013, la consommation des ménages représentait le tiers de la croissance du PIB. Le gouvernement aura beau s’accrocher à sa politique de l’offre, cette baisse de la consommation en France montre, s’il en était besoin, un problème de demande qu’il paraît urgent de relancer.

Repères : Entre les pays de l’Union européenne, la convergence des prix s’est arrêtée en 2008

Un indicateur permet de mesurer les différences de prix entre les membres de l’UE : le coefficient de variation. Mesurant l’ampleur des écarts de tarifs pratiqués par les pays européens avec la moyenne constatée entre pays, il a fortement chuté entre 1995 et 2012, passant de 43 à 27 %. Cependant la tendance s’interrompt en 2008, l’Insee estimant que « la fin de la convergence provient principalement des prix des services, dont la dispersion s’accroît depuis 2009, en lien avec des situations économiques entre pays plus hétérogènes ».

Mathieu Lapprand