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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / L’ANGLETERRE PREND L’EAU

Inondations et tempêtes dans le sud de l’Angleterre ont provoqué la mort de plusieurs personnes, ainsi que des millions de livres de dégâts. Et ont surtout attisé une polémique sur la réduction des dépenses publiques, notamment en matière d’environnement, mettant en difficulté l’actuel gouvernement britannique et agitant quelques vagues dans la presse de ce côté-ci de la Manche.

Le Monde

« Le gouvernement britannique est vertement critiqué pour la lenteur de sa réaction. "Il a été léger dans sa préparation et lent à aider ceux qui ont été touchés", attaque Ed. Miliband, le chef des travaillistes. La visite, le 28 janvier, du ministre de l’Environnement, Owen Paterson, a tourné au désastre politique. Arrivé sans bottes, il s’est retrouvé dans la boue avec ses souliers vernis, entouré d’une foule en colère lui demandant pourquoi les rivières locales n’avaient pas été draguées. » Visiblement, l’argent n’y a pas coulé à flots.

Le Figaro

« Alors que de nouvelles précipitations sont attendues, la controverse sur la gestion de la crise s’est amplifiée, politiques et Agence pour l’environnement se renvoyant mutuellement la responsabilité de la situation. Le président de l’Agence pour l’environnement (AE), Chris Smith, pressé de démissionner, a dénoncé le manque de financement et a révélé avoir pressé en vain, six mois durant, Downing Street et plusieurs ministères pour draguer les rivières. »

Sciences et Avenir

« Draguer veut dire dépenser et Chris Smith, peu enclin à plonger tout seul, a rappelé que son agence était "tenue par les règles fixées par le gouvernement", ajoutant que "l’argent était une grande partie du problème". "Des appels répétés à ce que des dragages soient effectués ont été lancés depuis au moins six mois par des fermiers et d’autres personnes du Somerset auprès de Downing Street et de plusieurs ministères, mais les financements ont été refusés", a précisé M. Smith. »

Les Échos

Éclaboussé, le gouvernement britannique a « réfuté les accusations de l’Agence pour l’environnement, qui s’estimait affaiblie par la politique d’austérité. Les controverses risquent de rebondir dans les prochains jours. Après un répit jeudi, deux tempêtes venues de l’Atlantique devraient provoquer de nouvelles précipitations ».

Le Nouvel Observateur

S’étant précipité, droit dans ses bottes en caoutchouc, le Premier ministre conservateur « a été interrogé une nouvelle fois par la presse dans le Surrey (Sud-Est) sur le retard pris par les autorités pour intervenir », M. Cameron « a assuré qu’il allait "tirer les leçons" de la crise le moment venu ». Sans doute quand beaucoup d’eaux seront passées sous les ponts.

La Dépêche

« Alors que vendredi le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, jugeait que le chaos entraîné par ces intempéries risquait d’entraver la reprise économique dans le pays, la perspective de voir Londres touchée ne devrait pas le rendre plus optimiste. » Une reprise aux pieds d’argile ?