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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / « AGENCES DE NOTATION : PLUS SI AFFINITÉS »

Après la dégradation de la note à long terme de la France, de AA+ à AA, par Standard & Poor’s le 8 novembre, les grandes agences de notation ont été replacées sous les feux de l’actualité par les médias, mais parfois avec des éclairages divergents.

La République des Pyrénées Une dégradation qui « a entraîné du côté de l’opposition les habituelles condamnations. C’est le jeu, sans doute regrettable, entre opposition et majorité. Le même jeu qu’avait d’ailleurs joué François Hollande lorsqu’en janvier 2012 la France venait déjà d’être dégradée : le futur président, alors en pleine campagne électorale, estimait que "cette sanction signait l’échec" du quinquennat de Sarkozy ». Notes, notes, mais à quelle école ?

L’Express « Selon l’agence, les mesures mises en œuvre depuis la confirmation des notes de la France, le 23 novembre 2012, n’ont pas permis de réduire de manière significative le risque que le taux de chômage reste au-delà du seuil des 10% jusqu’en 2016. » Voilà une agence qui ne prend guère de risques.

Var-Matin Elle peut être prudente : « Les agences de notation financière n’ont pas toujours brillé par leur clairvoyance. » Avec parmi les « plus grands flops des agences de notation », rien de moins que la crise de 1929 et celle des subprimes : « de très nombreux produits financiers estampillés "AAA" se révéleront toxiques ».

L’Est Républicain « Certes, il faut se méfier d’établissements qui pratiquent une économie d’abord virtuelle et dont les prévisions sont à peu près aussi fiables que celles de Madame Soleil, mais tout de même… Avant que les faits ne l’imposent, cette dégradation appelle à regarder la réalité en face. » Sous quelle face ?

Le Figaro « Le verdict est sans appel : zéro pointé ! » Et puis surtout, « l’agence américaine regrette le manque de flexibilité de l’économie française en comparaison avec ses grands concurrents européens ». Toutefois, elle a « assorti son jugement d’une perspective stable, c’est-à-dire que le risque d’une nouvelle dégradation dans les deux ans est inférieur à un sur trois, tout comme la perspective d’une remontée de la note ». Stable ou qui stagne ?