Autres articles dans cette rubrique

Recherche

Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / « TAXES ATTAQUES »

Les protestations grandissantes contre les diverses taxes ont occupé le front de l’actualité toute la semaine, la presse les ayant abondamment relayées, y ajoutant même celles contre les nouvelles impositions.

La Dépêche « Fiscalité : le gouvernement coincé sur tous les fronts. Cerné par la colère en Bretagne contre l’écotaxe et les récriminations du monde du foot contre les 75%, le gouvernement a renoncé dimanche à aligner par le haut la fiscalité des produits d’épargne et affirmé avoir "parfaitement entendu" les manifestants bretons dans un climat de contestation fiscale grandissante. » Le gouvernement se montrerait-il moins irréductible que les Bretons ?

Le Monde Ou est-ce une tentative de pax romana ? « Le gouvernement calme le jeu et révise sa décision sur la taxation de certains produits d’épargne. Dans un entretien au JDD, le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, a annoncé dimanche que le gouvernement allait retirer les plans d’épargne en actions (PEA), plans d’épargne logement (PEL) et l’épargne salariale de son projet d’aligner par le haut les prélèvements sociaux sur les produits d’épargne. Seule l’assurance vie restera concernée. »

Challenges Problème : « Au total, cette mesure qui devait rapporter 600 millions d’euros n’en rapportera que 400. "Nous voulons l’apaisement et la clarté", a plaidé, dans une interview au Journal du Dimanche, le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve. » De son côté, le ministre de l’Économie Pierre Moscovici s’est dit « sensible aux crispations », « ouvert au dialogue ». Mais de qui et avec qui ?

Sud-Ouest La question peut se poser car « dans le texte adopté hier (22 octobre) à l’Assemblée, la hausse de la TVA va financer une part importante du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Elle représente 10 milliards de prélèvements supplémentaires sur les ménages ». Le CICE, n’est-ce pas un allégement fiscal pour les entreprises ?

Les Échos Qui bénéficient aussi d’un autre poids de moins... « Annoncée le 11 septembre comme "un transfert progressif des impôts qui pèsent sur la production vers les impôts qui pèsent sur les résultats des entreprises", la nouvelle taxe sur l’excédent brut d’exploitation (EBE) devait être la première pierre d’une refonte complète de la fiscalité des sociétés. Mais dix jours après l’avoir inscrite noir sur blanc dans le projet de loi de finances pour 2014, le gouvernement, mis sous pression par le patronat, a renoncé à l’instaurer. Il l’a remplacée par une surtaxe temporaire sur l’impôt sur les sociétés. »

20 minutes Pas mécontents des attaques visant les taxes, les présidents de club de foot se sont rués à l’offensive pour dénoncer la « taxe à 75% », mais, indique « Frédéric Bolotny, économiste au centre de Limoges : "Peut-être que les salaires avaient augmenté rapidement ces dernières années et il va falloir jouer sur cette variable-là." Soixante pour cent des charges des clubs concernent actuellement les salaires, selon l’économiste, même si les primes d’objectifs prennent une part de plus en plus importante par rapport aux salaires fixes ». Au moins si leurs taxes augmentent, leurs salaires aussi.