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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / 1/4 DES MÉNAGES SOUS LA MENACE D’UN CHOC

Trente-huit pour cent des ménages ayant des emprunts en cours uniquement pour consommer ont des difficultés à boucler leurs fins de mois et à faire face à leurs échéances (loyer, impôts, emprunts, factures, etc.). On lit sans surprise que les « ménages pauvres ont davantage de retards de paiements (loyers, emprunts, impôts, électricité, gaz, eau...). Ils sont 23% à avoir eu au moins un retard de paiement au cours des douze derniers mois contre 6,6% des ménages non pauvres. Dans l’ensemble des ménages endettés, plus d’un quart présentent un risque de ne plus pouvoir rembourser les sommes empruntées en cas de « choc négatif » sur leurs revenus ou bien sur la valeur de leurs actifs. Les uns parce que leurs mensualités excèdent 30% de leurs revenus, les autres parce que même s’ils liquidaient l’ensemble des actifs qu’ils possèdent, ce qu’ils en tireraient ne suffirait pas à couvrir les sommes dues.

Enfants pauvres : 2,7 millions, en hausse

L’augmentation en 2010 du taux de pauvreté (0,6 point de plus qu’en 2009) touche tout particulièrement les familles. Résultat : un enfant sur cinq environ vit dans une famille pauvre. Ils sont 2,7 millions et 278.000 de plus qu’un an auparavant. Le taux de pauvreté des moins de 18 ans atteint 19,6%. Causé, selon l’Insee, principalement par la situation des parents sur le marché du travail et le nombre des enfants, très nettement à partir du troisième. Voilà qui ne va pas encourager une démographie galopante. « Plus la famille est nombreuse, plus le risque qu’elle soit pauvre est élevé : 23% des personnes vivant au sein d’une famille monoparentale comportant un seul enfant sont pauvres et 40% lorsque la famille monoparentale comporte au moins deux enfants. »

En progression : femme pauvre, plus de 75 ans, isolée

Avec un taux de pauvreté de 10,4%, les personnes âgées restent en moyenne moins touchées par la pauvreté que les personnes d’âge actif (12,8% en 2009). Du moins jusqu’à 74 ans. En effet, le taux est de 7,7% pour les 65-74 ans, mais grimpe à presque le double, 13%, pour les 75 ans et plus. Ils disposent de 2 110 euros de moins par an que les 70-74 ans, et carrément de 3.080 euros de moins par an que les 65-69 ans. C’est chez les femmes de plus de 75 ans, souvent veuves, que cette pauvreté reste concentrée et même s’accroît. La défense des veuves n’est plus ce qu’elle était.