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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / DE QUI L’ANI EST-IL L’AMI ?

Pendant que le gouvernement se hâte de faire transposer législativement l’ANI (accord national interprofessionnel) du 11 janvier sur la « sécurisation de l’emploi » et que les confédérations FO et CGT, non signataires, se préparent à le contester lors d’une journée d’actions et de rassemblements le 9 avril, la presse a quelque peu dévoilé les dessous du texte contre lequel la contestation est grandissante.

La Dépêche du Midi

« Devant les critiques, François Hollande a lui vanté, jeudi à la télévision, l’accord sur l’emploi comme un moyen pour les salariés d’être mieux protégés et pour les entreprises d’avoir plus de souplesse en cas de difficultés. » Bref, un ANI qui ne vous veut que du bien.

Politis

Ce qui n’est pas l’avis de tous : « Les syndicats non signataires du texte, la CGT et FO, soutenus par la FSU et Solidaires, ont lancé la fronde » contre ce texte qui, « signé le 11 janvier par trois syndicats (CFDT, CFTC ET CFE-CGC) et présenté comme une victoire sociale, a vite fait déchanter. Il est accusé de faciliter les licenciements et la précarisation des salariés avec des “contreparties” jugées bien maigres. La grogne cible aujourd’hui le gouvernement socialiste, qui s’apprête à transcrire dans la loi cet accord dit de compétitivité ».

La Croix

On peut se demander « jusqu’où les parlementaires peuvent-ils utiliser leur liberté législative pour modifier cette réforme issue du dialogue social ? Pas très loin, si l’on en croit François Hollande qui, jeudi dernier, a déclaré avoir pris “l’engagement devant les partenaires sociaux signataires que ce serait tout l’accord, rien que l’accord” qui serait adopté par le Parlement ». Et si vraiment il devait y avoir modification, elle devrait être approuvée par les signataires. Le 20 mars, Laurence Parisot, la patronne du Medef, avait élevé la voix pour demander le respect de « l’esprit du dialogue social ».

Le Monde

D’autant que le Medef se déclare « satisfait du résultat final. Laurence Parisot a salué la méthode à la sortie de sa rencontre avec les parlementaires socialistes : “Nous avons été très écoutés, je crois, largement compris, ce matin. Peut-être que des choses vont se passer d’une façon que nous n’avons encore jamais connue dans notre démocratie sociale et politique.” Un enthousiasme de la part du Medef qui calme les velléités d’opposition à droite ».