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Les aéroports portugais ont été concédés, pour une durée de pas moins de cinquante ans, à Vinci, numéro un mondial « des concessions, de la construction et des services associés », à la suite des mesures exigées par le FMI (Fonds monétaire international) et l’Union européenne (UE) en contrepartie d’un prêt de 78 milliards en mai 2011.

Résultat : de l’argent, l’État en a de moins en moins en raison de ces mesures qui ont provoqué une nouvelle contraction de l’économie de 3,2% en 2012. Les aéroports portugais, ANA (Aeroportos e Navegação Aérea), étaient pourtant, et ce malgré la crise, bénéficiaires en 2011 de 76,5 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 425 millions.

Mais, heureusement, le gouvernement est bien conseillé : Antonio Borges, un ancien de Goldman Sachs (2000-2008) et du FMI, dont il a dirigé le département Europe de novembre 2010 à 2011, prodigue ses bons offices au Premier ministre portugais depuis décembre 2010. Les privatisations se multiplient : eau, transport… tout va à vau-l’eau, ou plutôt au Veau d’or.