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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / « ON SE DEMANDAIT QUAND UNE CRISE ALLAIT ÉCLATER »

FO Hebdo : Cette crise du cheval vous surprend-elle ?

Michel Garcin : La question n’était pas de savoir si un problème alimentaire allait se déclencher, mais quand est-ce qu’une crise allait éclater ? Depuis la circulaire Fillon de décembre 2008, nous dénonçons le fiasco des politiques de protection des consommateurs. Nos services ont été désorganisés, démembrés et ponctionnés. Ils sont désormais sous l’autorité des préfets, au mépris du principe constitutionnel d’égalité. Nous avons perdu 560 emplois en six ans, nous sommes aujourd’hui moins de 3 000 agents sur tout le territoire. Sur le terrain, ça laisse juste six ou sept personnes par département. Nous ne pouvons plus remplir correctement nos missions.

FO Hebdo : La santé des consommateurs est-elle en danger ?

Michel Garcin : Heureusement, nous sommes tombés dans cette affaire sur des fraudeurs à la petite semaine. Nous avons eu de la chance que ce soit juste une question de tromperie dans une logique financière. Il s’agit malgré tout de viande. Néanmoins, ils auraient pu vendre n’importe quoi et nous serions alors face à une grave crise sanitaire. Mais il n’y a pas que la sécurité alimentaire. Faute de moyens, nos interventions diminuent aussi dans les affaires de concurrence, de vérification des marchés publics ou de qualité des produits.

FO Hebdo : Pensez-vous être enfin entendus ?

Michel Garcin : Nous l’espérons. Pour faire entendre nos revendications, nous allons mener plusieurs actions au printemps, à commencer par une grève en intersyndicale le 21 mars et une manifestation à Paris le 6 avril. Nous exigeons le retour à une structure réellement opérationnelle, une réelle coordination nationale des contrôles, des effectifs à la hauteur de nos besoins et un soutien à notre réseau de laboratoires d’analyses.