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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / LES EX-RG SCRUTENT « AU PLUS PRÈS » LES ENTREPRISES EN DIFFICULTÉ

Face à la flambée du chômage et aux fermetures d’usines en cascade, le climat social se tend. Goodyear, Renault, ArcelorMittal, Petroplus...

La liste s’allonge et « la colère commence à gronder », comme l’a constaté Jean-Claude Mailly, en marge du meeting du 24 janvier contre l’austérité. Mais aujourd’hui, qui a peur de qui ?

Le 4 février, l’AFP faisait part d’une note du directeur central de la sécurité publique (DCSP), datée du 30 janvier et transmise aux différents directeurs départementaux de la sécurité publique (DDSP), qui charge les policiers de la sous-direction d’information générale (les ex-Renseignements généraux) de scruter « au plus près » les entreprises en difficulté pour anticiper toute éventuelle « radicalisation ». Le lendemain, se disant inquiet des risques « d’implosions ou explosions sociales », le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, confirmait que ses services étaient mobilisés car, explique-t-il, « on ne peut pas casser l’outil de travail ».

SALARIÉS TERRORISTES ?

C’est ainsi qu’à Aulnay (Seine-Saint-Denis) deux ou trois policiers du renseignement veillent à temps plein, de même qu’autour de l’usine Renault de Flins (Yvelynes), selon une source syndicale, « il y a de plus en plus de présence policière, avec plusieurs voitures banalisées ». Dans la même note de la DCSP, les ex-RG et leurs homologues du renseignement intérieur sont également invités à détecter des « groupes ou individus à risque » qui graviteraient dans les milieux islamistes, à suivre les « sectes apocalyptiques » et autres « groupes survivalistes », ou encore les mouvements de défense de l’environnement. Les amalgames sont toujours dangereux pour la démocratie.