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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / AUSTÉRITÉ EN HAUSSE ET DIALOGUE SOCIAL EN BAISSE

En 2011, « plusieurs pays européens ont amendé leur législation du travail, souvent dans le cadre de mesures d’austérité adoptées pour diminuer les déficits budgétaires.

Ces démarches ont érodé les droits syndicaux dans la région et dans le même temps le dialogue social n’a souvent été que superficiel, voire tendu », constate la CSI (Confédération syndicale internationale). Son rapport annuel sur les violations des droits syndicaux pointe notamment du doigt quatre pays : la Géorgie, où la discrimination antisyndicale semble être la principale cause de la perte d’environ 100.000 syndiqués depuis 2006, la Turquie, le Bélarus et... la Grèce.

REMISE EN CAUSE DE LA NÉGOCIATION COLLECTIVE

Cette dernière, rappelle le rapport, a réduit considérablement les salaires et les niveaux de vie, sous la pression de la Troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), ce qui « n’est pas sans conséquences pour les droits syndicaux en matière de liberté syndicale et de négociation collective ». Le rapport souligne les modifications apportées dans ce pays aux règles régissant la négociation collective, désormais décentralisée à l’échelle des entreprises, ce qui affaiblit les organisations syndicales.

Mais si la situation est particulièrement grave en Grèce, les syndicats sont en butte à des problèmes similaires dans d’autres pays, comme le Portugal, l’Espagne, ou encore la Hongrie et la Roumanie, qui ont aussi apporté des changements considérables à leur législation du travail respective, affaiblissant là encore considérablement les systèmes nationaux et sectoriels de négociation collective.

Dans toute l’Europe, constate aussi le rapport, « de nombreuses instances syndicales ont fait connaître leur frustration par rapport à un dialogue social pauvre, surtout en Albanie, en Bulgarie, en République tchèque et en Ukraine ».