Autres articles dans cette rubrique

Recherche

Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / FLEXIBILITÉ : EN TOUTE LETTRE DANS LE DERNIER TEXTE PATRONAL

La présidente du MEDEF, Laurence Parisot, l’a redit à la télévision dimanche, le patronat ne signera pas d’accord sur la « sécurisation de l’emploi » si les syndicats n’acceptent pas la flexibilité. C’est ainsi que lors d’une nouvelle séance de négociation sur la « sécurisation de l’emploi », le 30 novembre, le texte patronal, réécrit après avoir été retoqué, est allé plus loin en inscrivant noir sur blanc le mot « flexibilité ».

D’où la colère de Stéphane Lardy (FO) : « La flexibilité, c’est maintenant, la sécurisation plus tard, peut-être », a-t-il tempêté. Il juge le texte « bourré de chausse-trappes » et de « fausses avancées », et y voit « un grand bras d’honneur au gouvernement ».

REFUS D’UNE TAXE SUR LES CONTRATS PRÉCAIRES

Deux jours plus tôt, à l’annonce des chiffres du chômage : nouveau bond en octobre et aggravation pour le dix-huitième mois consécutif, FO prévenait : « Non, la solution n’est pas dans plus de flexibilité. » Et si le patronat matraque depuis longtemps sur le thème « les licenciements d’aujourd’hui font les emplois de demain », Stéphane Lardy répond : « C’est faux ! Dans les statistiques de Pôle emploi, les entrées pour ruptures conventionnelles, c’est peanuts. » A contrario, ce sont les fins de CDD et d’intérim qui grossissent le nombre de demandeurs d’emploi. Pourtant, le patronat refuse toujours la taxation des contrats courts, comme le revendiquent les syndicats.

À leur demande d’une modulation des cotisations sociales, afin de décourager le recours à ce genre de contrats précaires, Patrick Bernasconi (MEDEF) a fait savoir qu’il n’avait « pas mandat pour négocier » là-dessus. Prochain rendez-vous le 6 décembre.