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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / GALLOIS FAIT-IL FOI ?

La remise officielle au Premier ministre, le 5 novembre, du rapport sur la compétitivité en France par le commissaire à l’investissement, Louis Gallois, ancien patron d’EADS, a été suivie, le lendemain, de l’annonce par le gouvernement du lancement d’un « pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi », s’en inspirant grandement. Relançant la production d’encre sur le sujet.

Les Échos « Le MEDEF a salué un pas dans la bonne direction même s’il a jugé que l’enveloppe de 20 milliards était trop modeste », tandis que « FO s’est dit plutôt “satisfaite” du plan », jugeant que la hausse de TVA restait « dans le domaine du raisonnable ». La CFDT estime quant à elle que le crédit d’impôt « nécessite des contreparties en termes de qualité de l’emploi ».

Le Républicain Lorrain « Un modèle allemand : Jean-Marc Ayrault vante un “modèle scandinave”. Mais les baisses d’impôts et réductions des dépenses publiques sur fond de pacte social, le développement de l’apprentissage, avec l’objectif de “faire monter en gamme notre économie”, rappellent surtout le modèle allemand du trio Kohl-Schröder-Merkel, construit dans la continuité depuis les années 1990. C’est une politique de l’offre, tournée vers les entreprises. »

L’Usine Nouvelle Encore un effort pour être allemand, car si « la presse allemande salue l’effort du gouvernement, les principaux quotidiens allemands soulignent cependant des mesures insuffisantes et déplorent que le gouvernement n’ait pas annoncé de réforme du marché du travail ».

Le Monde « Et si le gouvernement, avec ses annonces sur la compétitivité, avait réussi un beau “coup de poker” social ? Que ce soit côté syndical ou patronal, l’ambiance était clairement au satisfecit, mardi 6 novembre, après l’annonce de la création d’un crédit d’impôt de 20 milliards d’euros pour les entreprises. Le gouvernement a d’abord désamorcé une des principales craintes des syndicats : que les mesures décidées aboutissent à de nouvelles exonérations de charges et fragilisent ainsi les ressources de la Sécurité sociale. »

Libération Ce sont surtout « les médias [qui sont] sous le choc », estime Daniel Schneidermann : « Dégagé de sa gangue et de son buzz promotionnel, à quoi se réduit l’événement de la “remise du rapport Gallois” ? Pour renouer avec la compétitivité de l’industrie française, un patron propose des solutions de patron. Il répète ce que répète depuis toujours, dans tous les micros tendus, l’hydre à mille bouches du patronat : il faudrait baisser les charges. Redonner “de l’air” aux entreprises ». Ce qui risque de paraître gonflé aux asphyxiés, qui ont le portefeuille en berne.

Direct Matin Heureusement, « le rapport Gallois sera vendu en “livre de poche pas cher”, a annoncé le ministre du Redressement productif. En édition française, of course.