Autres articles dans cette rubrique

Recherche

Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / RÉFORME FERROVIAIRE : LE GOUVERNEMENT EN DIT TROP OU PAS ASSEZ

Le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, a mis la future réforme ferroviaire sur les rails, le 30 octobre, lors d’une conférence de presse. « Nous aurons à construire, avec les acteurs du secteur, l’émergence d’un pôle ferroviaire public intégré », a-t-il déclaré, confirmant un rapprochement entre la SNCF, l’opérateur historique, et Réseau ferré de France (RFF), gestionnaire de l’infrastructure, dans un pôle public ferroviaire. « Reste que la forme juridique, tant pour cette nouvelle entité que pour la SNCF, n’a pas été dévoilée », constate la Fédération FO des Cheminots, alors que, dit-elle, « le maintien du statut complet » en dépend. Pour FO, « seul le retour à la SNCF d’avant 1997 est acceptable ». Cette année-là, l’opérateur historique perdait l’entretien du réseau ferré, confié à un établissement public à caractère industriel nommé… RFF.

ÉTENDRE LE STATUT DES CHEMINOTS ?

Aujourd’hui, l’endettement additionné des deux entreprises dépasse les 32 milliards, croissant de plus d’un milliard par an. Or le ministre a prévenu : il veut « assurer l’équilibre économique de long terme du système ferroviaire ». Ce à quoi la Fédération FO des Cheminots rétorque : « Le seul cadre social harmonisé acceptable consiste à étendre l’intégralité du statut à l’ensemble de la branche ferroviaire. »

Quid aussi de l’« eurocompatibilité » ? En 1997, il fallait que le réseau ferré puisse un jour être utilisé par d’autres compagnies, conformément à la directive européenne Transports de 1991, exigeant la séparation entre l’infrastructure et les services. Aujourd’hui, la Commission européenne prône l’équité entre les entreprises ferroviaires en vue de l’ouverture à la concurrence du transport national de voyageurs, au plus tard en 2019. Le ministre promet une réforme conforme à ses exigences.