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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / UN COMPROMIS FRAGILE À L’AVENIR INCERTAIN

Jeudi 25 octobre, le directeur de l’assurance-maladie, Frédéric Van Roekeghem, a présenté au conseil de l’Uncam les détails de l’accord conclu l’avant-veille.

À cette occasion, Jean-Marc Bilquez (FO) a tenu à soulever l’extrême fragilité du dispositif. Ce dernier suppose ainsi qu’un tiers des médecins concernés devra y avoir adhéré au 30 juin 2013, tout en prévoyant une prolongation du délai dans le cas contraire. De même, la limitation des dépassements à 100% du tarif opposable en 2012 s’appréciera « en moyenne », ce qui signifie concrètement qu’ils pourront être ponctuellement supérieurs. Un peu comme si la vitesse sur autoroute n’était pas plafonnée, pour peu qu’elle soit limitée à 130 km/h « en moyenne ». Quant aux 150 millions que sont censés apporter les organismes complémentaires, le texte de l’accord reste étrangement muet sur les modalités de sa mise en œuvre. De toute façon, l’approbation in extremis de l’accord par l’UNOCAM (le conseil qui rassemble mutuelles, assureurs privés et institutions de prévoyance) ne le rend pas opposable aux structures de base.

MÉTHODE COUÉ

Plus globalement, FO regrette que l’accord conforte le secteur 2 là où il aurait dû chercher à le réduire et rien ne permet de dire que les dépassements d’honoraires auront bientôt disparu.

Exprimant ses doutes vis-à-vis d’un texte qui ressemble à un pari sur l’avenir reposant essentiellement sur la bonne volonté des médecins, le Secrétaire confédéral chargé de la protection sociale conclut : « Dans l’absolu, l’accord peut sembler bon ; mais dans les faits, il est soumis à tellement de paramètres qu’on ne peut qu’être prudent et circonspect. Il est bien trop tôt pour crier victoire. »