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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / L’ALLEMAGNE JOUE DUR

Avant même le déroulement aussi bien du sommet du G20 que des élections grecques et françaises du 17 juin, la chancelière allemande Angela Merkel n’a pas manqué de donner son avis et de fermement réciter à nouveau son credo selon lequel l’austérité, c’est la croissance. Une vigueur pour la rigueur qui a fait des vagues.

Le Parisien « Attaquée de toutes parts et particulièrement en France pour sa défense de l’austérité », la chancelière Angela Merkel « a critiqué avec férocité vendredi (15 juin) le “faux débat” entre croissance et rigueur, révélant les divergences encore profondes de la zone euro avant un scrutin grec à haut risque dimanche et une réunion du G20 lundi. La journée a été marquée par une joute verbale opposant Berlin et Paris. »

Le Journal du Dimanche Et la défense allemande a été âpre : « Vendredi, Angela Merkel a fustigé le “manque de confiance entre les acteurs” sur ce “faux débat”, après avoir dénoncé la veille les “solutions de facilité” couplées à la “médiocrité” des remèdes français contre la crise ».

Le Figaro Un tacle très appuyé applaudi par ses fans, en l’occurrence la Fédération des entreprises familiales : « Standing ovation pour Angela Merkel dans une ambiance digne d’un stade de football. Ses propos intransigeants pour défendre l’Allemagne des accusations dont elle fait l’objet ont soulevé vendredi des tonnerres d’applaudissements. » Elle n’a pas manqué de jouer d’une « familiarité dont elle n’est pas coutumière et qui trahit son exaspération. Le mot Quatsch qu’elle a employé peut aussi se traduire par conneries ». Des propos de tribunes ?

L’Expansion Le lendemain, samedi 16 juin, elle donnait son avis sur l’équipée grecque, affirmant « qu’il était “important” que les Grecs élisent dimanche une majorité qui respectera les engagements du pays en matière d’austérité ». Serait-elle arbitre et partie ?

L’Équipe À la bergère germaine, réputée fan de football, les pâtres grecs répliquaient notamment par un... Portugais, sélectionneur de l’équipe de football grecque engagée dans l’Euro 2012 : « Fernando Santos a répondu que les Grecs n’avaient “pas de leçon” à recevoir de la chancelière allemande. » D’autant que les Grecs sont à créditer d’un bon parcours dans cet Euro avant d’affronter l’... Allemagne.

Le Nouvel Observateur Côté italien, on trouve aussi que la chancelière parle trop sur le terrain : « L’Italie réussira à surmonter les difficultés grâce à ses propres capacités et non grâce à Angela Merkel, a relevé samedi le président du Conseil italien Mario Monti, en souhaitant l’adoption rapide d’un calendrier pour la croissance entre les Européens. » Reste à régler les questions tactiques et à savoir qui va encaisser ?