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Unanimement lors du dernier CE, les représentants du Personnel se sont dit très choqués par un article du Canard Enchaîné diffusé dans son dossier spécial d’octobre sur le nucléaire.

Le syndicat FO du CNEN - pourtant fervant adepte du palmipède - considère que celui-ci est allé trop loin dans son article sur l’EPR (voir ci-dessous). En effet l’attaque frontale contre un salarié du CNEN qui n’est pas une personne publique - même si il est de par sa fonction en relation régulière avec les journalistes - n’est pas digne de la plume journalistique de cet illustre hebdomadaire satyrique.

FO s’indigne d’un article du Canard Enchainé ! Unanimement lors du dernier CE, les représentants du Personnel se sont dit très choqués par un article du Canard Enchaîné diffusé dans son dossier spécial d’octobre sur le nucléaire. Le syndicat FO du CNEN - pourtant fervant adepte du palmipède - considère que celui-ci est allé trop loin dans son article sur l’EPR (voir ci-dessous). En effet l’attaque frontale contre un salarié du CNEN qui n’est pas une personne publique - même si il est de par sa fonction en relation régulière avec les journalistes - n’est pas digne de la plume journalistique de cet illustre hebdomadaire satyrique. Un gouffre financier et un fossé de génération (Extrait des dossiers du canard sur le nucléaire). Un blanc becquerel pour l’EPR ?

EN janvier 2011 , à Flamanville, quand il a fallu remplacer l’un des derniers grands chefs de chantier d’EDF, Philippe leigné, l’homme aux quarante années de maison et à la carrure de rugbyman, on ne s’est pas bousculé au portillon. Il est en effet de notoriété nucléaire, à EDF, que le sigle EPR est synonyme de bourbier. Dans ces conditions, pas question pour ceux qui avalent le plus de bouteille de finir leur carrière à Flamanville, et encore moins, pour les plus jeunes , de la sacrifier sur l’autel du premier EPR français !

Antoine Ménager, 41 ans, le nouveau patron du plus grand chantier d’Europe, a-t-iI vraiment la carrure ? II n’a aucune réelle expérience de direction de chantier. Avant de prendre les commandes de la construction de l’EPR de Flamanville, il dirigeait dans des bureaux une équipe de 120 ingénieurs chargés de l’amélioration des performances.

Un fort en thème atterrissant dans cette fourmilière de 3 500 hommes à forte poigne venus des quatre coins de l’Europe : le choc a dû être rude ! "Je suis là pour prendre en charge la phase électromécanique du chantier", répétait-il au lendemain de son arrivée.

C’est ce que lui avait promis EDF. La réalité l’a vite rattrapé, à tel point que la présence de son directeur de communication est devenue indispensable. Et, à chaque descente dans la fosse de 400 000 tonnes de béton et de 60 000 t onnes d’acier, ce dernier répond à sa place aux questions des visiteurs. Depuis, sur le chantier, les avis convergent, Philippe Leigné avait la réputation d’être un "meneur d’hommes" et "un renard", Antoine Ménager est perçu comme trop léger, pas assez expérimenté, plein de certitudes.

Le brillant Ingénieur, sorti à 22 ans de Supélec, l’Ecole supérieure d’électricité, ne parvient pas à faire taire les critiques. La pression humaine, Industrielle, politique et médiatique Imposée par un chantier tel que celui de l’EPR est forte. EDF le sait, mais tient bon . Le constructeur de centrales n’a de toute façon personne pour le remplacer.

.. C’est aux jeunes ingénieurs comme Antoine Ménager de découvrir le chantier et de s ’y adapter, estime Claude Gatignol, le très nucléophile député UMP de la Manche. Mals l’élu l’avoue à demi-mot : " La pyramide des âges chez EDF constitue un handicap dans la conduite du chantier. " Petit détail : il s’agit de construire en bord de mer une centrale nucléaire d’une puissance jusqu’alors lnégalée ..