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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / Les trois amendements indésirables ...

Cet article d’un journaliste bien "intentionné " mérite donc quelques explications que je vous dois d’abord à vous lecteurs ... rappelons que je m’adresse à ceux d’entre vous, confédérés convaincus comme moi à la CGT FORCE OUVRIERE, et qui veulent préserver notre véritable liberté et indépendance et qui représentent, quelque soient par ailleurs leur sensibilté l’immense majorité des syndicalistes que nous sommes ... Pour en revenir au Congrès confédéral, j’ai concentré mes interventions en Commission de résolution générale pour aider à la clarification des positions des uns et des autres sur TROIS AMENDEMENTS, de fait tous reliés entre eux parce la question qui traverse notre mouvement ouvrier syndical national, européen et international est la suivante : Sommes nous ou allons nous devenir des subsidiaires de l’ordre capitaliste ou continuons nous à nous situer sur un terrain de classe, celui de la défense des intérêts ouvriers ... Comment donc résister à ces tentatives intégrationnistes ? 1) Premier amendement : Le projet de Résolution générale présenté en assemblée pléniaire le vendredi 18 février débute par les deux premiers paragraphes suivants : "Réunis à Montpellier du 14 au 18 février 2011, les délégués au XXII ème Congrès de la cgt FORCE OUVRIERE réaffirment leur attachement à la Charte d’Amiens.

Ils considèrent que l’indépendance syndicale vis à vis de toute structure ou influence extérieure est une nécessité et la condition indispensable à la représentation et à la défense efficace des droits et intérêts matériels et moraux des salariés actifs, chômeurs et retraités."

Entre ces deux paragraphes j’avais proposé qu’y soit inséré ce que nous avions voté lors de notre dernier Congrès à Lille en 2007 : Charte d’Amiens qui , en particulier, reconnaît : "la lutte des classes qui oppose, sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en oeuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière ..."

2) Deuxième amendement : Il y avait dans ce projet de résolution générale tout un chapitre sur " l’indispensable action internationale "

Ce chapitre cautionne de fait notre intégration aux organisations dites syndicales européennes et internationales que sont devenues la C.E.S. et la C.S.I. où , à la fois cohabitent les organisations de notre tradition ( la C.I.S.L. ), les organisations issues de la hiérarchie catholique ainsi que ceux issues du courant stalinien. ... PRÉLUDE AU SYNDICAT UNIQUE OU RASSEMBLE dans tous les pays , y compris le nôtre ... Par ailleurs ces "organisations" sont devenues, soit des agents de la " commission européenne", soit des faire valoir gauche du FMI, de la Banque mondiale ou d’autres institutions de même nature ... il y aurait une bonne manière sociale "d’encadrer la pauvreté et la régression sociale " pour peu qu’on y mette un peu une dose d’équité selon ces dirigeants falsificateurs "syndicalistes mondialistes" ... En conséquence en lieu et place de ce chapitre j’ai proposé l’amendement suivant.

"POUR LA CONSTRUCTION D’UN SYNDICALISME INTERNATIONAL LIBRE ET INDEPENDANT

Le Congrès considère que la CSI et la CES sont étrangères au syndicalisme libre et indépendant.

Il s’agit de la mise en oeuvre au niveau international d’un syndicalismes rassemblé visant à intégrer les organisations syndicales à la co gestion de l’économie mondialisée sous la direction des institutions financières internationales telles que l’O.M.C. et le F.M.I. En conséquence , le Congrès considère que la CGT- FORCE OUVRIERE doit se désengager de ces structures intégrationnistes et oeuvrer à la création de nouvelles structures syndicales internationales libres et indépendantes " 3) Troisième amendement :

à mettre en lien avec une camarade du Finistère, la camarade d’un abattoir de volaille qui a proposé une formulation peut être légèrement différente de la mienne mais exactement sur la même orientation ...

Sur la question des retraites : Dans le projet de résolution générale, un chapitre est consacré à : " Défendre la protection sociale collective, défendre la république sociale "

Dans ce chapitre y figure les paragraphes suivants sur la question des retraites :

" Le Congrès réaffirme sa détermination à défendre les régimes de retraite par répartition et son attachement au code des pensions civiles et militaires ainsi qu’aux régimes spéciaux de retraite et aux droits qui leur sont attachés. Le Congrès constate que les contre-réformes de 1993, 2003, 2008, et 201 dégradent non seulement les conditions de départ en retraite mais également celles des niveaux de pension, sans pour autant résoudre , loin sans faut, la problématique du financement du système de répartition.

Pour le Congrès, la loi du 9 novembre 2010 sur les retraites, élément clef du plan d’austérité, décidé par l’Union Européenne et appliqué dans tous les Etats de l’UE, est inacceptable. Elle est injuste socialement et inefficace économiquement. Le Congrès exige l’abrogation de cette loi afin d’obtenir une autre réforme respectueuse des droits et du progrès social pour toutes les générations et réglant la question du financement qui constitue LA question des retraites. Comme la cgt FORCE OUVRIÈRE l’a démontré par des propositions concrètes et réalistes, il est possible de trouver les financements nécessaires, et ce tout en réintroduisant de la justice sociale."

Comme cela est bien dit avec beaucoup de diplomatie, et qui n’engage pas NOTRE CONFÉDÉRATION sur des revendications précises mais qui nous situe complètement sur le terrain de la CO GESTION ... Des délégués, du retour du Congrès, m’indiquaient leur sentiment qu’un fossé est en train de se creuser entre une partie de "l’appareil" qui est sur des préoccupations "technocratiques" et l’immense majorité des délégués de nos syndicats qui sont sur des préoccupations "revendicatives". J’ai donc proposé d’insérer l’amendement REVENDICATIF suivant : Après le Congrès exige son abrogation ...

" Le Congrès refuse en effet

- le report de 60 ans à 62 ans de l’age légal de départ à la retraite

- le report de 65 à 67 ans de l’age pour percevoir une retraite à taux plein

- l’allongement de la durée de cotisation et le système de la décote

- Le Congrès réaffirme sa revendication :

RETOUR AUX 37,5 ANNÉES DE COTISATION POUR UNE RETRAITE A TAUX PLEIN DES 60 ANS et RETOUR AU CALCUL pour le privé sur LES DIX MEILLEURES ANNÉES"

* voir précision en PS

Cet amendement, qu’une camarade du Finistère avait défendu aussi avec passion et conviction, il me paraissait important que le Congrès puisse se prononcer, alors que même que bon nombre de délégués encore présents y semblaient favorable.... Ce sont donc ces trois amendements, quand les minutes du Congrès seront rendues publiques que le PRESIDENT DE SEANCE en accord avec le SECRETAIRE GENERAL de notre CONFEDERATION A REFUSE DE SOUMETTRE aux voix avant le vote de la résolution générale comme les règles démocratique de nos Congrès le prévoit... C’est CE REFUS DE VOTE , MALGRE MA DEMANDE REITEREE A LA TRIBUNE PENDANT DE LONGUES MINUTES, DONC CE DENI DE RESPECT DE NOTRE DEMOCRATIE INTERNE qui a motivé, et qui a motivé seulement les incidents dont la presse s’est faite l’écho, ce VENDREDI entre 16h15 et 16h30 ... Rezé le 22 février 2011 Jean Manuël Delsaux PS : * précision ... Certains m’objecteront que dans le projet de résolution "Protection Sociale Collective" figurait à la neuvième page le paragraphe "revendicatif " suivant fruit d’un long travail de diplomatie et d’équilibre !!! Mais comment se satisfaire de telles formules aussi alambiquées ? " Le Congrès rejette la loi du 9 novembre 2010 et en exige son abrogation.

Le Congrès s’inscrit dans une démarche volontariste de reconquête sociale qui passe par le retour du droit à la retraite à 60 ans , à taux plein et la perspective du retour aux 37,5 ans de cotisation, en créant le rapport de force qui le permette "

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Congrès FO : la dernière journée en direct