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Accueil du site / Force Ouvrière / Confédération / DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE DU 21 JUIN 2010

La Commission exécutive confédérale se félicite du succès de la journée du 15 juin qui a rassemblé 70.000 manifestants à Paris, la plus importante manifestation Force Ouvrière depuis longtemps. De ce point de vue le 15 juin est historique.

Ce résultat montre la détermination de Force Ouvrière et marque, pour la Commission exécutive, la première étape d’une mobilisation indispensable pour obtenir le retrait du projet gouvernemental en matière de retraites.

La Commission exécutive confirme que ce projet est profondément injuste au plan social et inefficace au plan économique. Il se situe dans la droite ligne du plan d’austérité qui veut faire payer aux travailleurs une crise dont ils ne sont en rien responsables.

La Commission exécutive rappelle que Force Ouvrière est opposée à tout report du droit à la retraite à 60 ans et ses conséquences, à tout allongement de la durée de cotisation, à toute remise en cause du code des pensions et revendique des ressources nouvelles pour le financement des retraites et de la pénibilité au travail dans le privé et dans le public, ce à quoi ne répondent pas les soi-disant ouvertures du gouvernement.

Face à un projet que le gouvernement affirme inamovible sur l’essentiel, la Commission exécutive approuve la décision du bureau confédéral de ne pas s’être rendu à une concertation alibi.

La Commission exécutive marque la détermination de Force Ouvrière à s’engager pleinement pour un retrait du projet gouvernemental et sa volonté de tout mettre en œuvre pour y parvenir.

Concernant les modalités d’action, la Commission exécutive confirme, compte tenu de l’expérience, que si les manifestations ne suffisent pas, la nécessité d’une journée de grève interprofessionnelle reste posée.

Pour la Commission exécutive, le mot d’ordre de retrait du projet gouvernemental permet de rassembler clairement les salariés et de solidifier une action commune. D’ailleurs, d’ores et déjà, au niveau local, dans des entreprises ou des administrations, un tel mot d’ordre permet une action commune ou conjointe. Ce qui est possible localement doit l’être nationalement.

La Commission exécutive appelle ses structures à militer, expliquer et convaincre à tous les niveaux pour qu’une telle action commune puisse se généraliser à la rentrée. C’est ce que Force Ouvrière expliquera aux autres syndicats lors de la réunion du 29 juin.

Adoptée à l’unanimité.


FO a maintenu ses distances avec l’appel national de six syndicats à manifester et à faire grève jeudi .Mais les adhérents de FO pourront tout de même participer à la mobilisation dans les régions où les autres syndicats réclament clairement le retrait du projet, précise la direction du syndicat. En revanche, Force Ouvrière appelle à une action commune avec les autres syndicats à la rentrée sur un mot d’ordre de “retrait” du texte, indique l’instance dirigeante. “Le mot d’ordre de retrait du projet gouvernemental permet de rassembler clairement les salariés et de solidifier une action commune. D’ailleurs, d’ores et déjà au niveau local, dans des entreprises ou des administrations, un tel mot d’ordre permet une action commune conjointe. Ce qui est possible localement doit l’être nationalement”, selon le communiqué.

FO avait déjà fait une démonstration de force le 15 juin, en organisant seule une manifestation nationale à Paris pour exiger le retrait du projet. Le défilé a réuni entre 23.000 et 70.000 personnes selon les sources. Jean-Claude Mailly estime qu’il vaut mieux se mobiliser lorsque le projet de loi arrivera devant le parlement. Par ailleurs, le patron de FO n’est pas favorable aux manifestations répétées. Il préfère “une grève franche”.

France Info

Voir en ligne http://www.force-ouvriere.fr/